Déchirure

Je me suis amuser à écrire un petit texte sur la seule vrai dispute qu'il y a eut entre Merediana et son frère. Elle explique aussi une certaine série de photo parru il y a pas mal de temps. Bref, il est fait assez vite, alors bon.
Pour ce qui est du titre, j'avais juste envie de ressortir celui de notre film l'an dernier qui m'avais bien faire rire(on aurait pas pu trouvé plus bateau -_-')

- Kaname, on ne doit pas se disputer ici. Pas dans le mausolée.

 - J'en ai rien à faire. Ils sont morts. Tu ne penses qu'à eux, Merediana. Les gens se meurt dehors, avec la guerre et toi tu refuses d'accueillir des gens ici, alors que le château est suffisamment grand.

   Ah, mon frère, tu ne comprends vraiment pas. Tu ne fais même pas un effort. Je ne connais pas plus humaniste que toi à mon plus grand désarrois. Je sais que tu n'as pas jeter le parfum. Tu le gardes précieusement caché aux yeux du monde et même de ta sœur jumelle. Pour un dessin particulier ? Sans doute. Sur un coup de tête ? Sûrement. N'es-tu pas capable de comprendre que si quelqu'un découvre ta cachette le monde ne s'en remettra pas ? Que ferrais un humain d'un tel trésor qu'est l'immortalité ? La question ne se pose même pas. Nous avons eut tellement de preuves concernant leur vénalité. Mais tu sembles les avoir oublié. Et même si ta cachette est si parfaite que ça, que dirais tous ses gens en nous voyant rester telle que nous sommes. Notre immortalité ne nous rend pas invulnérable vis à vis de la maladie, et nous devons manger. Mais nous sommes bien moins malade qu'eux, et nous pouvons facilement tenir un mois sans rien ingérer, ni eau ni nourriture. Et ça, ça se voit. Tu es donc inconscient à ce point.

 - Répond au lieu de regarder ce coffret. Tu es incompréhensible.

 - On ne peut pas, tu sais très bien pourquoi. Notre immortalité ne nous rend pas invulnérable à leur mots.

 - Et il n'y a que ça ? La réputation ?

 - Leurs armes aussi peuvent nous tuer, et ils peuvent s'entretuer en découvrant notre secret. De tout temps l'immortalité les a attiré. S'ils découvraient qu'elle est possible, que penseraient-ils ? Que feraient-ils ?

 - Nous n'en sommes pas encore là !!

   Tu ne vois pas suffisamment loin. C'est peut-être pour ça que Clyde t'aime à ce point. Tu es beaucoup plus impulsif en période de crise, la misère du monde te touche. Clyde est manipulateur et cynique, un bon accord. Lui seul peut venir ici. Que gagnerait-il en commercialisant le parfum ? Rien, il perdrait sa nourriture et se ferrait de grands ennemis parmi les vampires.

 - Les humains meurent de faim, ils se consument tout doucement. Comment peux-tu rester de marbre ?

 - C'est simple, je fixe mon regard sur quelque chose avec un visage immobile.

 - Tu te caches au monde. Tu as peur du monde et du changement, de ce que tu pourrais y trouver

 - Je t'interdit de dire ça !

   Une gifle. C'est la première fois que je porte la main sur mon double. Son regard est tellement furieux et surprit. Je n'ai jamais eut aussi peur de lui. Je ne savais pas qu'il était comme ça. Je tremble, mes jambes ont du mal à ma porter. Et malgré tout ce flot de sentiments contradictoire qui m'envahit, je n'arrive pas à détourner le regard de ses yeux furibonds. Si sombres, à tel point que j'ai l'impression de voir du vide, et des flammes noires au fond, consumant tout ce qui se trouve sur leur chemin. Lui qui avait toujours été calme, le voilà en proie à une furie que je ne connais pas. Tout ça pour un tas d'humain qui serait mort un jour ou l'autre. Tout ça parce qu'il a eut l'honneur de garder des sentiments humains en lui. Nous ne nous sommes jamais fâchés l'un envers l'autre, il m'a toujours laissé avoir le dernier mot, jamais je n'aurai imaginé que nous en arrivions là. Mais la simple idée de voir notre prestigieuse demeure envahit par une horde d'individus aux mouvements mal coordonnés et à la curiosité trop développée m'agace. Nous ne pouvons prendre le risque de voir un si lourd secret dévoilé. Ne serait-ce que pour nous. Et il y avait Clyde, qui ne tarderait pas à mettre le nez ici. Serait-il capable de résister à l'appel du sang ? Pourrait-il paraître humain ? Rien qu'à son image, je devenais que non.

   Alors que je reste perdu dans mes pensée à fixer mon image d'un regard désespéré, je ne remarque pas les mains qui s'approchent avec vélocité, je les sens à peine agripper, non sans griffer, mes poignets et me plaquer au mur du mausolée. Seul le son de sa voix me fait revenir à moi.

 - Tu es complètement folle. Et ce qui est pire, c'est que tu n'as plus rien d'humain. Pas même de la compassion.

   Il respire rapidement. Trop vite. Les sifflements qui sortent de sa bouche sont comme des aiguilles qui transpercent mon cœur. Suis-je jalouse ? De quoi ? Du fait qu'il accorde plus d'attention à des inconnus qu'à moi ? Peu importe. Je ne peux pas le laisser continuer ainsi.

 - Réfléchit un peu. Cette guerre aurait du se passer sans nous. Nous ne devrions pas être là. Nous avons été damné il y a des siècles grâce à ton maître, l'as-tu oublié ? Nous ne devrions pas être là, présent aujourd'hui, à nous disputer. Nous devrions pleurer ce déchirement humain de la-haut, dans les nuages. Et au lieu de ça, nous nous fâchons comme des humains. Alors ne va me dire que j'ai perdu toue humanité, j'essaie juste de ne pas intervenir dans l'histoire.

   C'est me mentir à moi-même, mais je sais qu'il n'a pas penser suivant cette logique. C'est vrai. Si tout c'était passé naturellement, nous serions mort à 60 ans avec de la chance. Peut-être plus tôt.

   Son étreinte se fait moins sûr et j'en profite pour me dégager, non sans lui asséner un coup dans les tibias. Personne ne m'avait traité de la sorte. Aucun humain, même les vampires ne s'y était pas essayé. Il ne fera pas exception à la règle. Déstabilisé par mon excès de violence, il reste figé un instant, avant de se retourner vers moi. Si je suis folle, il porte le Diable en lui. Sa raison s'est complètement envolée. Cette histoire lui tient tellement à cœur qu'il ne voit rien d'autre.

   Je me prépare à recevoir un coup ou plus, les yeux fermés, lorsqu'un craquement répugnant ma parvient. En rouvrant les yeux, un cri s'échappe sans que je puisse l'en empêcher. Clyde est debout, devant moi, tenant d'une poigne de fer le bras de Kaname, d'où commence à couler un liquide rouge.  

   Clyde s'est interposé en lui et moi, chose impensable. Mais comble de l'imaginaire, la douleur, au lieu de  rendre Kaname plus aveuglé par sa colère, lui a rendu toute sa lucidité. Ou presque. Il se retourne  vivement et s'arrête près de l'autel, son regard posé sur le coffret. De son bras valide, il l'envoie valser à travers toutes la salle et s'exploser contre la pierre dure. Des centaine de perle roulent sur le sol. Des chaînes d'or et d'argent tombent  avec élégance et des éclats de cristal volent partout. Quand la catastrophe s'arrête,  le sanctuaire est jonché de bijoux brisés. Je trouve éparpillé aux quatre coins de la pièce des joyaux d'une valeur inestimable, allant du lapis-lazuli au diamant, en passant pas l'aigue-marine et la saphir. En temps normal, je me serais précipiter pour ramasser les vestiges du prestige de notre famille. Mais j'ai été tellement choqué, que mon esprit vagabonde à la recherche d'une explication qui me convienne. Mes mouvements sont lents, saccadés. Je tremble, renversant le contenu de mes mains.  J'entends un soupire derrière moi, avant de sentir un bras glacé me soulever du sol et me poser sur l'autel du mausolée. Je suis trop affligée pour riposter. Et il est impensable que je puisse rivaliser en force avec Clyde. En cet instant, j'ai conscience de son pouvoir, de sa suprématie dans tous les domaines. Je n'arrive même plus à le détester.

 - Ca va s'arranger, dit-il d'une voix assurée. Kaname ne boudera pas longtemps, mais il ne renoncera pas à son idée.

 - Hum.

   Il ne réponds rien de plus. Il entrepose les fragments de mon passé dans leur écrin, le referme et me le met de force entre les mains.

 - Souviens-toi de ce jour, histoire de ne pas refaire la même erreur. Je m'occupe du parfum. Avec moi il sera bien garder.

   Je me renfrogne d'avantage. Il reste encore un soucis.

 - J'irais me nourrir en ville, alors arrête de faire cette tête. Elle ne te va pas du tout. Je préfère te voir dans toute ta majesté, et ton frère aussi, crois-moi.
   Il se retourne. J'entends la porte s'ouvrir. Enfin, il est  je peux laisser libre cours à mes émotions, me laisser aller pour la première depuis des années aux larmes. Mais je n'ai pas fait attention à la fermeture de la porte. Il est toujours là, lançant d'une voix mal assurée :

 - Tu te fais trop de mourrons. Je ne laissera personne s'en prendre à ton frère, et Illian m'en voudrait si je laissais son jouet préférer dépérir.

   Je tremble, un tressaillement. Ce prénom, Illian, dans la bouche de Clyde, fait tellement irréel, sortit d'un conte de fée gothique et sanglant. Sentant que je suis enfin seule, je reste assise à contempler sans le voir le coffret incrusté de pierres. Oui. Kaname ne sera pas fâché longtemps. Et puis, on oubliera vite ce malentendu. Je sais maintenant que je peux faire confiance à notre vampire préféré pour rester sur ses gardes. Mais je n'arrive toujours pas à trouver l'idée de mon frère généreuse. Pour moi, elle ressemble plutôt à un pitoyable essaie pour se faire pardonner sa contre nature envers un être divin. Ce n'est pas le bon argument.

    Je me lève enfin au bout de je ne sais combien de temps. Je verrouille la première porte avec la petite clé d'or, puis la grande avec la clé d'argent pour finir par la grille en fer forgé avec celle en cuivre. Au moins, je peux être sûr qu'aucun humain ne viendra ici.  Je monte les escalier d'un pas lourd, ma jupe dansant au rythme de mes pas. Je ne fais attention à rien. Moi qui m'émerveillais toujours des effets de lumière sur moi, j'ignore totalement les reflets de mes initiales brodés au fil d'argent sur ma blouse bleu nuit, le ton criard du foulard orange qui sert ma taille, le cliquetis des talons hauts. Je sens à peine le ruban de mon chapeau me chatouiller le cou. Tout cela n'a plus aucune importance. Ce qui importe, c'est que je sois le plus naturelle possible, ne serait-ce que pour facilité les choses à mon frère. Et si les choses tournaient mal, j'aurais de quoi l'accuser sans qu'il m'en retourne la faute


Article ajouté le 2009-02-12 , consulté 120 fois

Commentaires


nabubulle le 28/02/2009 à 20:18:48
Waaaaaaah joli :D sympa comme dispute xD Kaname il est gentil <3 Merry c'est une patate >< XD

Mais bon, c'est cool comme texte, Clydoudou pour une fois il est à peu près gentil =) et Illian c'est le bien <3

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