Mort : Episode 3

Auteur : Akuma-hime
Base : Vidoll
Titre : Merci ! Adieu !
Genre : One-shot

Disclaimer : Pas na moi, sauf une
Résumé : Leila se retrouve encore dans une autre dimension, ou plutôt, reviens dans la première dimension mais avec...


Encore ce tunnel. Je ne pourrais donc jamais rester dans cette univers lumineux et chaleureux ? Vais-je devoir à jamais retourner vers le froid et sombre ?
Je me réveille dans un grand lit, à moitié nu. Je me rend compte du nombre de cicatrices que j’ai sur le ventre, mais je n’arrive pas à me souvenir d’où elles proviennent. Je m’assoie sur ce lit. Je me sens vraiment bien, malgré des douleurs. Cela attire à moi l’image de cinq personnes, me rappelle des chansons. Je me lève, m’habille. Ces gestes se font sans que j’ai à penser à quoi que ce soit. Apparemment, je connais très bien l’endroit. Mes pas m’emmènent dans une salle claire, spacieuse. Là, est assis un homme.
- Bonjour Leila. Comment vas-tu ?
Sa voix m’est familière, et son prénom me vient tout de suite.
- Bien, merci Jui.
Je m’installe à la table. D’autre se joignent à nous. D’abord Shun, puis Tero, Giru et en dernier Rame, coiffé, maquillé. Thé ou café suivant les goûts. Je n’est pas faim, ni soif.
- Tu es toute blanche Leila, remarque Giru.
- C’est vrai, ça va ? me demande Rame.
- Je ne sais pas. En me réveillant ce matin, c’était comme si c’était la première fois que me retrouvais dans cette chambre. Et j’ai mal au ventre depuis quelques instent, les cicatrices me font terriblement souffrir.
- Quelles cicatrices ? s’étonne Tero.
- Celles de mon ventre, que veux-tu que ce soit ?
- C’est que, tu ne nous en a jamais parlé, me dit Jui. Shun, tu dors ?
Le concerné a vraiment l’air de dormir et cela m’arrache un sourire.
C’est la fin de l’après-midi. Je me sens bien plus mal que ce matin. Jui est sur le canapé et je m’assoie à côté. Les autres font la sieste, sauf Rame qui squatte la salle de bains depuis une bonne heure. Mais ça ne me dérange pas, au contraire.
- Tu penses que nous mourrons tous, Jui ?
Il semble surprit de ma question, mais qui ne le serait pas ?
- Et bien, oui, je pense que oui.
Je me colle à lui. Je ne sais pas pourquoi ces mots sortent de ma bouche, mais ils sortent et me font d’avantage souffrir.
- Tu sais, j’ai l’impression que ma fin n’est pas prête d’arrivée, et pourtant elle est proche. Je me sens partir petit à petit, je vous laisse peu à peu derrière moi. Je vous aime tellement, j’ai peur de mourir, et j’ai l’impression que ça m’est déjà arrivée. Je me sens détruite, réduite en miette. Plus le temps passe, et plus mon esprit s’évapore dans l’air, il monte. Mon corps va rester ici, et la déchirure sera sûrement atroce, mais pas plus que celle qui réduira nos liens, à nous tous, à néant. J’aimerais pouvoir dire certaine choses, mais je n’y arrive pas. Je sais que ça a toujours été comme ça. J’aimerais surmonter cette difficulté, être plus courageuse et moins lâche, pour pouvoir enfin m’ouvrir entièrement aux autres et être ce que je suis réellement, même si on ne l’accepte pas. J’ai la sensation que ces mots que j’essaye en vain de prononcer, me seront toujours refusés et ça me rend plus froide et distante. Je n’arrive pas à vraiment m’attacher à vous. Et poutant.
Tu sais, la première chose que j’ai ressentit en me réveillant ce matin, c’était une douleur atroce, mais aussi beaucoup de tristesse et le regret de ne pas avoir dit deux mots à une personne que je devais adorer. Jamais je n’aurais cru que les mots avaient un tel pouvoir. Ces deux simples mots pourraient m’éviter de continuer à me sentir mal, mais je n’y arrive, c’est impossible, ma gorge se noue et saigne dès que j’essaye. Les larmes creusent mon visage. Ainsi que mon cœur. Je me sens si mal. J’aimerais parfois tellement mourir, mais d’une mort douce, sans souffrance, douce et rapide. Tu dois me trouver stupide et pitoyable, inutile en ce monde. Mais je ne sais pas pourquoi, j’avais vraiment envie et besoin de le dire. Mais à toi seulement. Je ne comprend pas pourquoi, je ...
Jui pose un doigt sur ma bouche. J’arrête de parler. Il l’enlève, puis regarde par la fenêtre. J’aurais voulu qu’il me laisse terminer. Mais terminer quoi ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas ce que je voulais lui dire ensuite.
Ses yeux reviennent sur moi. Il me serre d’avantage contre lui. Les larmes commencent à arriver. Mais je voudrais qu’elles restent où elles sont. Je ne dois pas pleurer. En aucun cas. C’est bizarre, je sens quelque chose de chaud contre mes lèvres. Jui ?! Pourquoi ça. Je ne pourrais pas dire ce que je meurs d’envie de dire. Dieu, tu te joue de moi. Es-tu cruel à ce point ? Je n’arrive pas à retenir mes larmes, elles coulent malgré mon interdiction. Le visage de Jui recule. Etrangement, mes bras passe autour de son cou, et je me met contre son torse. Des gestes que je n’aurais jamais pensé avoir. Vais-je réussir à le dire ? Je sais qu’il y a un des ces deux mot que je ne pourrai pas dire, mais au moins celui-là.
Une détonation retentit. Je ne pourrai le dire qu’en rendant mon dernier souffle. Mon cœur a été transpercé par une balle. C’est incroyable à quel point un objet aussi petit peut être dangereux. Je m’effondre totalement dans les bras de Jui. Mourir a du bon. Quelle idiote je fais de penser à ça dans un moment pareille. Il parait affoler. Les autres sont arrivés en courant. Le spectacle pourrait être comique, si je ne perdais pas tout mon sang. Que son visage est beau. Son aura que je ressent si fort est douce. Il m’aura apporter un peu de répit. Il m’aura montrer ce que je voulais savoir. Je ne suis peut-être pas un cas désespérée. Mais je ne pourrai jamais le dire. Celui-là reste encore coincé dans ma gorge. Essayons l’autre, même si ce n’est pas ce que je voudrais à tout pris lui dire. Mais je dois quand le lui dire quand même. Peut-être comprendra-t-il, puisque ce mot, jamais je ne l’ai prononcé.
- Merci.

..................................................


Leila mourut dans les bras de Jui. Elle avait prononcé ce mot avec une forte émotion qui c’était tout de suite transmise au chanteur. Les autres restaient immobile, comme paralysé par ce spectacle. Elle leur avait dit, la veille, qu’elle aimerait beaucoup les remercier mais qu’elle ne savait comment faire. Ce « Merci » bien qu’adresser principalement à Jui, tous comprirent qu’au fond, elle l’offrait à chacun d’eux.



Article ajouté le 2007-01-26 , consulté 177 fois

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