Subarashii 1
Auteur : Akuma-hime
Base : mon imagination
Titre : Subarashii
Genre : One-shot
Disclaimer : A moi(pour une fois ^^)
Résumé : Encore une fois, une mort particulière. Belle,
douce... un autre archange va peut-être apparaître
- Alors Morgan, tu ne fuis pas ? Es-tu devenu plus courageux ? Cela m'étonne, en deux jours.
Je sens le sang couler le long de mon être. Ma beauté est altérée par ces être immondes qui osent me faire souffrir, moi, qui suis d'une beauté suprême. Mais pourquoi je les laisse faire ? Je devrais les envoyer à terre, le noyer dans mon sang qu'ils font coulé. Juste punition pour de telle gredin. Peut-être que je trouve cela normal. Mon apparence, presque trop parfaite, m'a souvent montré à quel point mes parents avaient peur de moi. Ils sont sûrement des envoyés de Dieu, venus pour me purifier de mes péchés... Mais quels péchés ? Ma beauté ? On ne peut guère la mettre en parallèle avec la luxure, je veux bien avoir des propos déplacés, mais pas d'actes...
Ah, ils s'en vont. Quoi ? Il me laisse là, traîner sur le trottoir ? Ils pourraient au moins appeler quelqu'un. Ils n'ont vraiment aucune éducation.
Je me traîne jusqu'à la maison d'un ami. Lui pourra me soigner. Personne n'est chez lui. Je frappe. Il ouvre. Ne me voit pas tout de suite. Allait presque refermer la porte, quand il me voit gisant sur le sol. Il souffle un : Oh mon Dieu ! et je perds connaissance.
Lorsque je me réveille, je suis dans un lit, pas le mien, le sien très certainement. A part mes blessures, je n'ai mal nul part. Et encore, mes blessures ont l'air d'être moins douloureuse.
- Alors la belle au bois dormant, 2 nuit que tu squattes mon lit. J'étais tenté.
- Tais-toi !
Ma voix me parut faible malgré toute la puissance que j'ai mis dedans. Et j'ai mal au cœur. Envie de vomir, de m'arracher les tripes et de m'étrangler avec. Pensé bien gore, c'est la première que cela m'arrive, avec en plus les images en moi.
- Donne moi un truc à boire.
Il partit dans la cuisine et revint avec quelque chose qui devait, par la suite, bien me réveiller.
- Ca devrait aller.
Il ouvrit la bouteille. L'odeur qui en sortait était vraiment très forte. De l'alcool. Et pas n'importe lequel. Il me fit boire une gorgée. Je peux vous assurer qu'après cela, j'étais très en forme, un peu trop même. Une gorgé aurait suffit à réveillé un mort.
- Ben voilà, c'était pas si dur que ça.
- Tu as juste faillit m'achever, mais à part ça tout va bien.
- Dis, c'est encore ta merveilleuse beauté d'androgyne parfait qui t'as attiré des ennuie.
-Possible.
- Tu devrais vraiment faire attention, Morgan. Il pourrait t'arriver d'autre chose, peut-être pas plus grave, quoique. Mais plus humiliante et qui mettrait ta raison, à supposer que tu en ai une, à néant.
- Mais si je me sorts de cette épreuve, j'en serai beaucoup plus fort^^
- Tu es vraiment irrécupérable.
Je me levais lentement et m'assis sur le lit. La pièce était petite, peu décorée avec le strict minimum nécessaire. Je soupirais. Clyde est vraiment la seule personne capable de me voir tel que je suis. En faisant abstraction de ma beauté. C'est peut-être ça qui faisait que je me sentais bien avec lui. Je n'avais rien à cacher, rien à révéler. Il savait tout de moi, dès qu'il me voyait. Je ris silencieusement, puis ce rire se mua en un éclat. Il me regarda bizarrement, étonné au début, puis nous partîmes dans un fou rire tous les deux. Cela devait bien faire des années que ça ne m'était pas arrivé...de rire sans savoir pourquoi. Je m'arrêtais, et regardait encore autour de moi, m'attardant longuement sur la fenêtre fermé.
- Je l'ai fermé parce que tu n'avais pas l'air d'apprécier la lumière dans ton sommeil.
Il se leva, écarta les rideaux, ouvrit la fenêtre en grand, puis les volets. La lumière dorée inonda alors toute la chambre, révélant les couleurs clairs qui prédominaient. On devait être en fin de journée. Je doutais que mes parents se soient fait du soucis pour moi. Ils ne s'en faisaient jamais. J'aurais très bien pu disparaître pendant un mois...tant que c'était pendant les vacances, ça ne les dérangeaient pas. Et puis, après tout, pourquoi s'inquiéter pour un être élu de Dieu ? Ils ne pouvaient pas en être autrement, vu mon apparence.
- Tu restes encore ici, ou tu retournes chez tes vieux ?
Mes vieux. Oui, ce n'était pas chez moi, mais chez mes « vieux ». Je ne m'étais jamais sentit à l'aise dans cet appartement trop vaste, trop vide de sentiments, de vie... de tout. Les objets même semblaient à tout moment expirer leur dernier souffle, soupirer d'ennuie, de mal-être, de désespoir. Ils me représentaient à la perfection.
- Je préfèrerais rester ici...si ça ne te déranges pas.
- Bah, tu sais bien que non. Par contre ce sera payant.
Son regard pervers parcouru mon corps en entier, dans les moindres détails...de ce qu'il pouvait voir.
- Même pas en rêve.
Il rit. Je souris. Son jeu favori était de me taquiner, mais parfois je me demandais s'il me taquinait ou s'il était sérieux. Et ça me mettait mal à l'aise...je ne savais quoi répondre. Quoi faire.
Le silence retomba entre nous deux, pendant de longues minutes. Le souffle du vent se faisait entendre. Ce devait être la tempête dehors. Je voyais les ombres des arbres bouger violemment sur les murs de la chambres. Des ombres effrayantes. Elles m'arrachèrent un frisson. Clyde se leva alors et sortit de la pièce pour y revenir un peu plus tard, avec un plateau, deux tasses et une théière. Il me servit un bol de thé. Je ne pensais pas qu'il m'offrirait quelque chose d'aussi...normal que du thé. Lui qui passait ses soirées en boîtes...j'aurais plutôt pensé à de l'alcool, moins fort que ce qu'il m'avait fait boire précédemment, mais de l'alcool assez fort quand même.
Je pris le dit bol et le garda dans les mains. Sa chaleur me réconfortait. Dans cette pièce exiguë, ridicule, pauvre, je me sentais bien mieux que chez mes parents, dans ces pièces trop grandes, trop vides, trop riches. Je n'y ressentais rien. Clyde s'approcha de moi et me mit une couverture sur les épaules.
- J'espère que tu ne vas pas me laisser en plan.
Je comprit immédiatement ce qu'il voulait dire par là. Le laisser en plan. Partir ailleurs. En Haut, en Bas. Peu importe. Laisser mon corps sur terre, et partir. Je baissais la tête. De nombreuse fois je lui avais parlé de mes envies suicidaires. Peut-être trop. Il me conseillait toujours de prendre rendez-vous chez un psy, mais cela aurait honteux pour ma famille. Mes parents ne l'auraient jamais accepté. Non jamais. Ils auraient préféré que je me donne la mort d'une manière noble et digne, plutôt que j'aille chez un psy, ou une conseillère à l'école.
Je le regardais, souriant. Un petit sourire. A chaque fois que je lui en avait parlé, il m'avait toujours pris dans ses bras et attendait que je me calme, que mes tremblements, aussi légers soient-ils, cessent. On pouvait resté des heures ainsi. Je me sentais tellement bien dans ses bras, protégé des agressions du monde extérieur, de sa laideur, sa pauvreté, sa stupidité, son intolérance.
- Ne t'inquiètes pas. Pour le moment, je n'ai pas ce genre de préoccupation.
- T'as plutôt intérêt. Si tu viens à mourir, je vais te chercher là haut et je te tue.
- Tu vas avoir du mal dans ce cas.
Je ris en silence. Et puis celui-ci s'installa entre nous, perturbé uniquement par la pendule qui égrainait secondes, minutes et heures, et par le bruit d'un moteur sur patte nommé Nimbus. Le dit Nimbus sauta agilement sur le lit et vint se poser sur mes genoux. Je me mis à la caressa, doucement. Ce geste simple me rassurait. Pourquoi ? Personne ne saurait le dire.
- Tu es ami avec les animaux, mais pas avec les gens qui t'entourent. Enfin, la plupart.
Il n'avait pas besoin de se reprendre. Les humains me dégoûtaient tous. Lui c'était différent. Je le voyais comme un mur, un rempart contre les horreurs qui nous entouraient...en puis aussi...
- Oui.
Mon moral redescendait. Il du le sentir. Il m'entoura de ses bras, dégageant une aura des plus agréable et douce. J'enfouis ma tête au creux de son cou et laissais mes larmes couler. Je tremblais. De froid. De peur. J'ai toujours eut peur. Je vivais dans la peur.
Les heures passèrent. Nous restâmes dans cette position jusqu'au lendemain matin. L'un contre l'autre même dans notre sommeil. Sommeil un peu agité je dois tout de même dire.
- Je vais te ramener.
Il me prit par le bras, m'aida à me relever. Et nous sortîmes.
Le rues s'offraient à nous. Désertes. Blanches, propres, lumineuses. Silencieuses. Trop à mon goût. Cela ne présageait rien de bon. Clyde semblait aussi avoir remarqué la chose. C'est alors que surgirent devant nous un groupe d'une dizaine de membres, et sans crier gare, ils nous foncèrent dessus. Clyde me jeta à l'écart et en abattit trois, mais les sept autre restant l'encerclèrent et le maîtrisèrent. L'un d'eux s'approcha alors de moi. Et la torture recommença.
Insultes. Coups. Tout s'enchaînait dans un magnifique manège sado-masochiste. Je ne bougeais pas. Trop faible pour ça. Et mon ami qui était contraint de me regarder. De me voir dans mon plus pitoyable état. Quand je tournais la tête vers lui, je vis dans la haine dans ses yeux vert. Une haine sans nom. Une haine sans borne. Une haine à l'état pure. Simple. Primitive. Naturelle. Je savais que, s'il le pouvait, il les aurait tous tué, sans aucune pitié.
Le supplice se prolongea encore et encore. Mon sang coulait à flot, plus que la dernière fois. Et puis, ils partirent, après avoir donner un coup de poing dans le ventre de Clyde, lui faisant cracher du sang. Celui-ci rampa jusqu'à moi, et passa sa main sur mon visage, enlevant quelque mèches poisseuses de sang. Il me regarda, impuissant. Triste. Déçu. Je lui souris, c'était la seule chose que je pouvais faire. Je sentais mon souffle m'abandonner. Ma vie me quitter. C'était bien. Très bien. Clyde se pencha vers moi, posant ses lèvres sur les miennes. Son souffle chaud me ramena à la réalité.
- Je suis désolé. Je n'ai rien pu faire. Ca veut peut-être tout simplement dire que je ne tenais pas beaucoup à toi. Pardon. Je suis inexcusable.
- Bien sur...que si tu...l'es. Tu n'as rien...rien à te reprocher...c'est moi...uniquement moi...qui devrais te supplier...de me pardonner...de t'avoir poser...tant de problèmes...sans jamais rien faire pour...toi en retour.
- C'était toujours avec plaisir que je t'aidais. J'étais content que tu me fasses confiance. Que tu m'accordes un regard, une certaine importance.
Il me souleva et m'emmena un peu plus loin. Il s'assit contre un mur et me serra contre lui. J'entendais son cœur battre fort...trop fort. Je retenais mes larmes. Elles ne devaient apparaître...je ne voulais pas mourir en gardant cette image. Je me serrai d'avantage contre lui. Il caressa mes cheveux, mon visage plein de sang. Il se leva alors, et me laissa assis contre le mur. Il m'abandonna.
« Voilà, il part. Je vais mourir, alors il s'en va. La laideur humaine. Dire que c'était la seule personne que j'aimais vraiment »
Mais je me trompais. Il revint quelques minutes plus tard. Mon agonie continuait. Il posa alors au sol un seau d'eau et de quoi me nettoyer le visage. Je me laissait faire. Tranquillement. Ses gestes étaient doux, rassurant, assurés. D'une main il nettoyait mes plaies et l'autre il tenait fermement ma main.
Je me sentit alors sombrer peu à peu. Mon esprit quittait mon corps, ça ne faisait aucun doute. Et Clyde s'en était bien entendu aperçu. Il s'arrêta et me regarda...contempla serait un mot plus approprié. Souriant. Un sourire triste, se voulant encore et toujours rassurant. J'étais profondément touché par cette intention. Je m'en voulais d'avoir douté de lui un court instant. Il avait fait tant de chose pour moi, il était en ce moment même encore en train de m'aider.
- Aishiteru.
Clyde me regarda surprit. Puis son regard s'adoucit.
- Moi aussi, koibito.
Je souris et rapprocha son visage du mien, soudant pour la dernière fois nos lèvres ensemble, mêlant nos langues.


Commentaires
Yami Vandeskin le 16/07/2007 à 22:12:05Alors Princesse, c'est ça que t'écrivais enfermé chez toi en train de broyer du noir ^^
J'aime bien. On te reconnait bien là ^^
Akuma-himeCursedblood le 14/01/2008 à 20:50:18
Oh, ça va Yami-chan. Moi j'adore cette histoire. A tel point que je suis en train de faire une suite avec Subarashii qui retourne voir Clyde(je me demande ce que j'ai avec ce nom -_-') en plus du yaoi que je suis en train de faire entre Clyde(l'autre) et Kana-chan MDR
nabubulle le 22/01/2008 à 21:06:41
tiens donc, c'est bien ton style cette histoire!!!!! en tout cas, elle est sympa!
Akuma-hime Cursedblood le 23/01/2008 à 19:20:28
Merchi Nabubulle. Assez dépressif mais j'adore les fins de ce genre, un peu comme God child que je trouve magnifique(une des quelques fins à m'avoir fait pleurer)
Enfin, ravis que tu trouves ça sympas ^^