Chapitre III
Chapitre III POV Merry
Je viens de rentrer avec Cain. Et nous voila déjà en train de jouer aux cartes. La maison est calme, normal il n'y a personne. Seuls les chats font un peu de bruit, rendant l'habitation vivante. L'un d'eux vient sauter sur mes genoux. C'est Diva, ma préféré, une petite chatte blanche de 5 mois. Elle est très caline avec Cain et moi...en revanche on ne peut pas dire que ce soit le grand amour les autres membres de cette « famille ». Ses yeux bleus translucides se plongent dans mon regard d'ébène, lisant mon esprit avec beaucoup de facilité. C'est son pouvoir. Lire mon âme. Dès que je ne vais pas bien, elle vient contre moi et me rassure...les autres chats ne font pas ça. Elle ressemble beaucoup à mon frère.
Je regarde ce dernier, occuper à choisir une carte. Mais je sais qu'en réalité il repense à ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Son temps de réflexion et trop long, surtout que je le mien n'est même pas d'une seconde. Il redresse la tête et me regarde, souriant légèrement. Il pose une carte.
- Voilà je t'ai battu.
En effet. J'ai perdu. Et je déteste ça. Je lui tire la langue comme une petite fille capricieuse et caresse Diva, sans faire attention à Cain qui range les cartes en dissertant sur mon comportement. Je sais qu'il n'est pas sérieux...il m'aime bien comme ça et je doute qu'il souhaite que je change. Il aurait trop peur de ce que je pourrais devenir. Il passe alors derrière moi et m'attire dans ses bras, m'obligeant à lâcher le chaton qui tombe à la renverse. Je la vois se relever et secouer sa petite tête, posant sur nous un regard qui en dit long sur sa pensé. Elle décide alors de se jeter encore une fois sur nous. Elle est allée trop loin et atterrit sur l'épaule de Cain qui l'attrape par la peau du cou et la regarde gentiment. Il soupire et la pose sur mon ventre.
- On ne peut même pas s'amuser entre jumeaux sans qu'elle vienne mettre son grain de sel.
- T'en penses pas un mot, n'est-ce pas ? Et toi tu aimes être pénible, hein ?
J'ai droit un petit miaulement comme réponse et puis une série de ronronnement qui m'apaisent.
- Je vais faire du thé.
- J'en veux à la pêche.
Cain s'en va dans la cuisine et je reste là à jouer avec Diva. J'avais choisis ce nom car ses miaulements étaient des plus mélodieux. J'avais aussi prit l'habitude de lui parler.
- J'ai rencontré quelqu'un d'étrange aujourd'hui.
Miaulement
- Il ne semblait pas fort et pourtant, quand les gens l'ont vu ils ont tous filé. En plus, il s'agissait de Mystel.
- Tu parles du garçon qu'on vient de rencontrer.
Mon frère s'approche avec un plateau sur lequel sont posé deux tasses, une théière, une sucrière, un pot de lait et une coupelle, elle aussi remplit de lait, avec un peu de thé et du miel. Il me sert du thé. Je le sucre et met du lait dedans. Diva est déjà en train de laper son brevage.
- Oui. Tu penses que c'était vraiment le Mystel dont les gens parlent ? Il a l'air si ...chétif et faible.
- Merry, moi aussi j'en ai l'air, non ? Pourtant c'est moi qui assure ta protection.
- Oui, tu as raison. Pardon.
Cain s'approche de moi. Fasse à lui je suis toujours une enfant, la petite soeur protégée par son grand frère. J'aime ça., mais je ne montrerai pas cette personnalité à l'extérieure. Je pose ma tasse sur la table basse et passe mes bras autour de son cou. La chaleur de sa peau a toujours réchauffé la mienne. Elle parvint jusqu'à moi, et offre la vie à ce qui est froid en moi.
Il me porte jusqu'au canapé et m'étend dessus. Il s'assoit à côté, passe sa main sur mon visage, doucement. Un geste qui m'a toujours rassuré, calmé. Il se baisse vers mon visage et me murmure à l'oreille
- Je suis désolé. Si j'avais été là, ce ne serait pas arrivé.
- Ce n'est pas de ta faute. J'aurais du être sur mes garde
« Et être plus forte » pensais-je.
Il se relève et me regarde sévèrement. Il soupire et m'embrasse sur le front avant de sortir de la maison. Il doit comme toujours aller chercher le fils d'une amie de notre mère, pour le ramener chez lui. J'ai toujours peur qu'il lui arrive quelque chose. A cette heure là, les délinquants sortent de leur trous. Et aujourd'hui, j'ai encore plus peur que d'habitude. Je met ça sur le compte de mon aventure.
Je me tourne vers Diva. Elle a finit de boire et lèche le bout de ses pattes. Je lui fait signe de venir. Elle court jusqu'à moi et essaie de monter sur le canapé tant bien que mal avec ses petites griffes. Elle vient de poser sur ma poitrine. Elle est si légère, je la sens à peine.
- J'ai peur Diva. Mais tu reste avec moi hein ? Tu ne vas pas me laisser seule ? Cain est partit pour ramener le môme. J'ai peur pour lui. Et puis, il me laisse toujours seule un moment pour ce gamin qui sort d'on ne sais où...c'est peut-être de la jalousie, qu'en penses-tu ?
Elle me regarde, aussi sévèrement que mon frère. J'ai toujours eut l'impression qu'elle me comprenait et qu'elle prenait volontairement ce regard là quand Cain n'est pas là. Je la caresse doucement.
- Je sais, je ne devrais pas m'en faire. Il reviendra comme toujours, et puis, réveillée par un cauchemar, je passerai le reste de la nuit dans ses bras protecteurs, à attendre avec angoisse le lendemain.
Je vois alors Mystel devant moi, baignant dans une lumière étrange, mais magnifique, lui conférant davantage de beauté...si cela est possible. Un sourire flotte sur son visage, serein, calme, mais ferme, montrant que c'est lui qui maîtrisait la situation, le maître des lieux. Diva s'est arrêtée de ronronner et de miauler et regarde l'intrus de la même manière qu'elle regarde Cain. Signe qu'elle l'accepte dans la maison.
Mystel s'approche avec la même grâce que je lui avais reconnu un peu avant dans la journée. Et puis, tend vers moi, sa main blanche et longue, aux doigts fuselés. Elle s'approcha de plus en plus et Diva décida de jouer avec un petit moment, ce qui lui arracha un petit rire, discret mais très claire.
Et puis, le téléphone sonne, me tirant de ma rêverie. Je pose le chaton sur la table basse et décroche le dit téléphone que je maudis de me sortir de mon sommeil...les réveil violent ne sont pas ceux que je préfère...loin de là.
- Allô ?
Une voix inconnu me répond. Une voix de femme. Elle parle très bien et a l'air d'être habitué à utiliser ce moyen de communication. Et à l'annonce qu'elle me fait, je lâche le combiné qui tombe par terre. J'entends des « Allô ? Allô ? » inquiets mais je reste immobile le regard fixant un point invisible de l'espace. Toute ma vie s'échappe de mon corps, le laissant glacé. Et puis soudain, comme une décharge électrique, la chaleur me revient. J'attrape mon manteau et sort de la maison, ne fermant qu'un verrous de la porte d'entré, laissant le téléphone sur le sol. Je me dirige vers l'hôpital.
Je bouscule un nombre incalculable de passants sur mon passage. Certain grognent, d'autre jurent, et d'autre encore ne disent rien, ayant entraperçu mes larmes de désespoir. Ma peur des autre n'agit pas sur moi. Je passe trop vite, voyant à peine les personnes qui m'entourent. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Et je repasse dans mon esprit la conversation. Ou plutôt le monologue de ce qui devait être la standardiste de l'hôpital. Mon frère ? Blessé ? J'ai du mal à voir quand et comment. Lui qui m'a toujours protégé se fait gravement blesser par un inconnu ? Impossible. Et pourtant...
Je rejette en bloc mes pensés. Je ne sais pas quoi faire d'autre. Arrivée à destination, je regarde autour de moi et me précipite vers l'acceuil. La femme fait semblant de ne pas me voir, trop occupée à se faire les ongles. Je frappe alors un bon coup sur la planche de bois, la faisant sursauter et rater sa french manucure. Ce qui m'arrache un magnifique sourire. Je suis d'ordinaire calme et réservée avec les inconnus, mais je peux très bien me transformer en démon.
- Vous voulez ? grogne-t-elle avec un petit accent du sud.
- Cain, Dark Vandeskin. Il est arrivé ici il y a peu de temps.
- Ah oui, dans le bloc opératoire du deuxième étage, mais vous ne...
Je n'attends qu'elle finissent sa phrase et me précipite vers l'assenceur. Bloc opératoire ? C'est donc si grave que ça ? Que lui est-il arrivé ? Et l'assenceur qui n'arrive pas. Pas le temps d'attendre. Je prends les escaliers et monte les marches deux par deux. Tant pis pour ma noblesse, ma grâce et ma dignité. Mon frère compte plus que tout le reste...que toute ma vanité.
Au deuxième étage, j'inspecte les lieux. Je regarde attentivement les panneaux et trouve en 2 secondes celui dont j'ai besoin. Je me dépêche de le suivre. La porte est close, un voyant rouge est allumé. Je ne sais pas ce qu'il se passe à l'intérieur. Je n'ai d'autre choix que d'attendre en m'asseyant sur un siège. Toute l'énergie qui m'a permis de venir jusqu'ici en peu de temps s'évapore peu à peu et je retrouve ma lassitude, et ma peur. Je frissonne en voyant des gens venir dans ma direction. Ils me saluent poliment mais cette peur m'empêche de faire de même. J'use de mon talent de comédienne pour feindre celle dans un profond désarrois...ce qui n'est peut-être pas si loin de la vérité.
Après quelques minutes seulement, une infirmière s'assoit à côté de moi. Elle reste silencieuse un moment et commence à me parler doucement.
- C'est votre frère qui est là-dedans ?
Je hoche simplement la tête, je ne la regarde même pas. Elle se lève et me tend une main.
- Je vais vous emmener le voir, si vous n'avez pas l'estomac fragile.
Je réponds que non, que la vue du sang et autre ne me dérange pas. Elle me conduit donc dans une petite salle d'où je peux voir Cain allongé avec des chirurgiens et infirmières autour de lui. Il est recouvert d'un drap blanc, comme s'il était déjà mort. Des objets étranges sont plantés en lui, retenant des morceaux de chair en place pour qu'elles ne recouvrent les plaies.
- Un passant la trouvé allongé dans une marre de sang. Apparemment il a été prit par surprise dans une fusillade, son corps est criblé de balles. Ce qui est étrange par contre, c'est qu'il ne soit pas mort et qu'on se soit aussi acharné sur lui. Il a plusieurs côtes brisés, le bras gauche en miette, et des entailles profondes à différents endroits. Vous allez bien ?
Elle me pose surement cette question parce que je suis pâle. Mais c'est juste parce que je réfléchis. Mon frère n'aurais pas pu se faire surprendre dans une fusillade entre deux gangs. On l'a attaqué par surprise, nuance. Et apparemment, on lui en voulait beaucoup. Mais malgré tout, il était encore en vie, en mauvais état mais en vie. Et vu l'activité de la salle, il devait surement y avoir de bonne chance pour qu'il survive. La femme continue.
- Je ne sais pas si c'est un miracle ou non, mais il a l'air en très bonne santé...comparé à d'autre cas comme lui que nous avons reçu. Nous avons eut votre numéro grâce à son portable. Et je vous ai reconnu grâce à cette photo qu'il avait sur lui.
Elle me tend un morceau de papier. Je le déplie. Il s'agit d'un photo de moi, d'il y a quelques années déjà. Mais je n'ai pas tant changé. J'ai moi-même une photo de Cain, dans un de mes bijoux. Je la repasse à l'infirmière. Elle soupire. Elle espérait surement un mot de ma part, mais je m'obstine farouchement à garder le silence. Rien ne dénouera ma langue et j'assisterai à l'opération de mon frère sans détourner le regard.
Une heure succède à une autre et les vas et viens des chirurgiens continuent. Ma patience est mise à rude épreuve. Je commence à faire danser mes doigts sur une planche de ciment, faisant claquer mes ongles plus que longs dessus. Ce bruit semble agacer la femme. Peu importe ! Elle n'a qu'à faire en sorte que ça aille plus vite.
Peu après, un chirurgien nous regarde et sourit, levant un pouce ensanglanté en l'air. Je soupire de soulagement. Mon frère est définitivement hors de danger. On le transporte dans une chambre et je suis de loin le cortège. Arrivée devant la porte, on m'interdit l'accès à la chambre, mais presque tout de suite après, un médecin sort.
- Il demande à voir sa soeur.
Je me lève et entre, sans y être inviter officiellement. Cain est couché sur le lit et me regarde en souriant. Il me tend une main, celle dont le bras n'est pas cassé et je l'attrape, m'approchant de lui. Ce contact physique me rassure au plus haut point. Il est chaud, encore en vie, dégageant la même énergie protectrice.
- Tu m'as fait une de ces peurs abruti.
- Pardon, ce n'était pas dans mes intentions.
- J'espère bien.
Le médecin intervint, avec la même rengaine habituelle...a croire que tout était enregistré sur CD
- Veuillez ne pas trop le surmener, mademoiselle.
Je soupire et lui lance mon regard le plus meurtrier. Il tressaille, bredouille de vagues excuses qui ne veulent rien dire et sans va en marche arrière, s'inclinant très bas. Je suis ravis je dois le dire, de l'effet que mon regard à sur les gens faible. Ca me prouve que je peux avoir de l'influence. Ce qui n'est pas plus mal, vu l'estime que j'ai de moi.
- Je crois que tu vas devoir essayer de te débrouiller un petit moment sans moi. Je veux bien être très fort et me remettre en un rien de temps de mes blessures...mais là ce serait exagéré, tu ne crois pas ?
Je ris doucement.
- Oui, effectivement, ce serait étonnant
- Tu devrais rentrer à la maison maintenant. Il vaut mieux que tu ne sois pas là quand les parents arriveront, sinon il va encore t'accuser à tord.
Je sais qu'il a raison, et je n'ai aucune envie de devoir me battre avec mon beau-père. Je soupire, et lâche sa main, me dirigeant vers la sortit.
- On se reverra bientôt, Cain.
Et je sort de l'hôpital, bien déterminer à pouvoir me défendre seule sans l'aide mon frère. Et je sais où trouver de l'aide...en espérant que ça marche. L'immeuble de Mystel.
Commentaires
Saika le 10/10/2007 à 14:01:22...je me suis perdue sur ton blog, c'est normal ??? *va pleurer parcequ'elle est nulle*
Saika le 29/11/2007 à 20:42:24
dis Aku, c'est normal qu'il n'y ait pas de suite ?? ...je l'aimais bien, moi, Mystel...snif...
Akuma-hime Cursedblood le 29/11/2007 à 20:50:46
Heu...j'ai la flemme de poster ce truc, donc je m'avance un peu beaucoup pour le moment
Saika le 30/11/2007 à 21:10:12
ouais, je sais ce que c'est^^