De Laroserais Merediana 1

Nom : De Laroserais
Prénom : Merediana
Age : 18 ans(en apparence)
Sexe : féminin
Race : humaine vieillissant très, très lentement

Histoire : Née d'une famille de noble et fortunée de France au XVIIIème siècle, elle se retrouva à l'age de 13 ans à servir dans une taverne où la majorité des clients était des soldats du roi appartenant au peuple et des alcooliques notoires. Durant des années, elle détesta voir son élégant et noble reflet dans un miroir, ne voyant pas l'intérêt de faire attention à son apparence dans le monde de vices qu'elle venait de découvrir. Hormis les principes d'hygiène qu'on lui avait donnés étant plus jeune et qu'elle continuait à suivre à la lettre, elle n'essayait pas d'arranger ses cheveux pour mettre en valeurs son visage, ni de recoudre ou de rajuster des robes pour mettre en avant sa beauté naturelle. A telle point, que personne ne fit attention à elle, jamais, alors que les autres serveuses de l'endroit mal famé jouaient une pièce étrange mêlant pureté et sado-masochiste, dans un parfum constant de perversité qui enveloppait à longueur de temps la taverne branlante de bois sombre. Une atmosphère qui l'oppressait, et la rendait souvent malade, si bien qu'on la catalogua de faible. Jouant par la suite là-dessus pour obtenir ce dont elle désirait, elle s'aperçut un jour qu'elle devenait de plus en plus joueuse et manipulatrice. Elle qui avait été l'incarnation de la gentillesse, passait dans le rang des mauvaises filles ,de celles qui cachent très bien leur jeu.

    C'est ainsi que les années avancèrent, avec leur lot d'évènements. De plus en plus, elle pouvait voir le peuple tenir des propos blâmant la noblesse. Au début, elle n'y fit guère attention. Les pauvre enviaient depuis toujours les riches et sans doute avaient-ils raison, aussi, au fond d'elle, elle se trouvait bien supérieur à ses femmes sans éducation et à ses hommes empotés ne sachant pas parler la belle langue qu'est le français. Mais au fur et à mesure que les jours passaient, les paroles devenaient véritablement révolutionnaires. Mais n'étant pas non plus « noble » au sens où la populace l'entendait, elle savait pertinemment qu'elle ne craignait rien. Après tout, elle avait perdu sa richesse, et peut-être son titre. Mais ça, elle ne savait pas. On l'avait emmené ici de force, dans les cri et les coup et seul le gérant de l'établissement connaissait son secret et lui donnait parfois des information sur sa famille, mais jamais rien en rapport avec son frère jumeau. Jusqu'au jour où il lui annonça qu'il était mort, chose qu'elle trouvait inconcevable. Lui ne pouvait être mort, c'était impossible, elle l'aurait senti d'une manière ou d'une autre. Elle avait toujours su, étant enfant, quand il avait des problèmes, et elle avait toujours eut raison. Son intuition lui importait plus que les propos de l'homme, surtout que ceux-ci ne lui plaisaient pas le moins du monde.

    Durant la même époque, un nouveau habitué entra en piste. Vous direz que cela ne devait pas avoir une grande importance. Un alcoolique de plus ou de moins, quelle différence cela peut-il faire. Mais contrairement aux autres, celui-ci attira, dès qu'il ouvrit la porte, son attention. Après avoir effectué des recherche en prenant des renseignements à diverses personnes, elle découvrit qu'il s'agit ni plus ni moins que du chef des garde royale, Ilian. Prénom loin d'être français ou même d'origine latine. Personne ne savait d'où il venait vraiment. Le roi l'avait « embauché » un jour, sans donner d'explication, ou sans lui demander de faire ses preuves. Alors on pensa qu'il devait être très fort pour avoir réussit à impressionner le Maître au point de devenir chef de sa garde sans passer de test. Et elle, elle ne doutait pas de son talent. Un être comme les autres, aussi faible que les autres militaire, stupide et insipide, n'aurait pas obligé son regard à se poser sur lui. Et à partir de là, désireuse d'attirer son intention, elle se remit à s'admirer dans la glace le matin, et à faire ce que les autres jeunes filles faisaient. Retrouver ses gestes n'étaient pas dure. Non ce qui était pénible, c'était de voir que tout ce qu'elle possédait était des produit bon marché. Elle pensa de nombreuse fois à sortir les vieilles robes de sa mère, les bijoux qu'elles avait pu conserver et les parfum, mais tout cet étalage de richesse aurait éveillé trop de soupons et ce n'était pas le moment de montrer ouvertement son ascendance. Aussi, ce contenta-t-elle de ce qu'elle avait. Mais ça ne suffit jamais.

    Cet homme était tout simplement indifférents aux artifices qu'elle mettait en place pour se faire remarquer. Ou peut-être l'avait-il vu et qu'il prenait un malin plaisir à la tourmenter. Après tout, il adressait bien des regards étranges et lourds de sous-entendu aux filles de la taverne, bien moins jolies et digne qu'elle. Peut-être qu'en fait il avait mauvais goût. A cette pensée, elle se tapait doucement la tête avec un verre, histoire de remettre ses idées en place. Ce qui ne marchait pas forcément. Mais elle ne pouvait accepter d'être à ce point attirer par un pareil être, qui chercherait d'abord la facilité d'une femme avant sa dignité. Ça l'écœurait. De temps à autres, elle était blanche brebis avec lui, puis le lendemain, elle devenait louve ou panthère.

    Ce manège durant des jour, des mois. Jusqu'à ce que, ennuyée par tout ça, par ce qui l'entourait, elle décide de le suivre. Etrangement elle avait hérité à la naissance de qualité, de don qui aurait fait d'elle une excellente voleuse, et elle se demanda si finalement, ces dons, n'étaient pas héréditaire, et si ce n'était pas de cette façon que sa famille avait fait fortune par le passé. Mais passons, là n'est pas le but de notre histoire, d'expliquer un passé plus lointain que le sien.

    Au détour d'une ruelle sombre, de celle où trainent les voleurs et autre malfrat et reprit de justice, il se volatilisa. Elle savait, elle était sur qu'il avait tourné là, et pourtant il avait disparu. Dans le même temps, elle eut la sensation d'être observé. Pensant qu'il s'agissait de lui, elle essaya de le retrouver, en vain. Et, gênée par cette constante observation, dérangeante au possible, elle revint sur ses pas, dans la rue principale ou vagabondait quelques ivrognes. D'un geste de la main, elle remit ses cheveux en place, un peu rageusement, se griffant au passage. Pestant intérieurement contre sa maladresse et son manque de patience, elle sortit un petit miroir qu'elle lâcha presque aussitôt. L'homme qui avait été sa proie se trouvait derrière elle, arborant un sourire ironique et déplaisant, presque malsain. Elle se retourna vivement, et planta ses yeux dans les siens. Finalement, il l'avait bien remarqué, mais elle ne savait pas pour autant si elle en étant contente ou non.

  - Comment ça ? Tu es déçu que je te voie ?

   Sa voix douce et effrayante ressemblait à un murmure au pouvoir hypnotique. Sans savoir pourquoi, instinctivement sans doute, elle ne l'avait qu'à moitié écouté, atténuant les effet séducteur. Néanmoins, maintenant qu'elle l'avait en face d'elle, elle trouvait que quelque chose clochait chez lui. Une anomalie, une déformation. C'était étrange, et la curiosité l'emporta sur le reste. Elle se remit droite comme un "i", et arborait un haut port d tête.

  - J'ai toujours su que tu n'étais pas issu des eaux salles et abjecte de la Seine.
 
    Replaçant sa cape sur ses épaules il s'approcha d'une démarche trop féminine au gout de la noble déchu.

  - Tu me trouve donc trop féminine.
  
    Il avança d'avantage. Cette façon qu'il avait de lire en elle l'agaçait, la rendait presque folle. Si elle ne s'était pas souvenu du code de bonne conduite en société rabâcher des centaine de fois par toute ses préceptrices, vieilles folles au chignon désordonné, elle aurai très certainement tout fait pour le mettre le chaos et lui arracher, enfin et à jamais, son air suffisant, qui le rendait si attrayant.

    Dans un éclair, il passa derrière la jeune fille, collant son torse contre son dos. Il y a avait bien quelque chose n'allait pas, un faux contact dans la réalité. C'était un mensonge. Il était un mensonge à lui tout seul. Ou plutôt...

  - N'es-tu pas surprise de me savoir ainsi travestie en homme ?

  - Pas tellement, en effet. Certes, je ne voyais sans doute pas les choses comme cela, mais l'onde du faux contact m'est bien parvenu.

    C'était peut-être ça qui finalement, cette originalité, qui l'avait attiré vers elle. Merediana ne pouvait pas envisager le fait qu'une femme puisse accepter d'être un homme. C'était tout simplement hors de la nature des choses.

  - Ce me plait. Savoir que je suis supérieur aux autres, mon envie de dominer n'a jamais été rassasier. Etant femme j'ai un pouvoir de séduction naturel sur les hommes, et les ayant longtemps étudier, j'ai aussi un grand pouvoir sur les femmes. C'est tellement plaisant de se savoir aduler et vénéré. Et puis, je ne me suis jamais autant amusé qu'à Paris depuis des années. Le roi et la reine ne sont pas très malin. Je les laisserai lorsque la populace se décidera à pendre les armes. Tu devrais d'ailleurs faire comme moi. Une frêle biche ne peut pas faire grand chose face à une meute de loups d'une centaine de membres.

    Il avait parfaitement raison. Et elle y avait déjà songé, préférant repousser le moment fatidique. Car c'était tout de même bien confortable de savoir que le soir on pourrait dormir à l'abri du froid et manger quelque chose, mais si ce n'était pas très raffiné.

    Elle ne bougeait plus, à peine un souffle passait entre ses lèvres rouges. C'était quelque chose de timide, ses mouvement étaient imperceptible aux yeux des humains.

  - Je ne suis pas vraiment humain. Tu m'a bien amusé durant mon séjour. En récompense, je vais te faire un petit cadeau.

    Illian empoigna le poignet de Merediana et la fit tourner afin qu'elle soit face à elle...ou lui. Au final, l'ancienne noble ne savait plus vraiment quoi penser. Aussi garda-t-elle l'image d'origine. Bref.

    Il passa ses lèvres le long de ce poignet si fin et délicat, sur lequel apparaissaient très nettement les veines bleue de fille, affirmant la blancheur extraordinaire de sa peau. Par ce contact, il semblait chercher l'endroit le mieux approprié de ce morceau de chair pour y apposer un sceau quelconque. Au moment où il le trouva, il passa sa langue dessus, offrant à l'ancienne noble un frisson bien étrange qu'elle n'avait jamais ressentit. Mélange de peur, de dégout et d'extase.

    Apparemment ravis de son effet, la travestie esquissa un sourire, visible uniquement pour la bestiole qui serait passer au-dessous, et sans plus de délicatesse ou actes théâtral, mordit profondément la peau immaculée de sa victime. Celle-ci commença à sentir que son sang était aspiré, et au lieu de la peur, c'était presque de l'indifférence qui coulait en elle. Comment pouvait-elle rester aussi impassible ? Aucune femme, aucun être ayant subit ce sort n'était resté aussi muet. Un soupir, un souffle, un léger cri plaintif. C'était toujours ça qui accompagnait la blessure. Mais là rien. Rien que le silence qui les entourait depuis un petit moment, le silence et le froid de la nuit qui avançait et qui devenait de plus en plus mordant.

    Illian cessa sa douce torture pour planter un regard des plus venimeux dans les yeux de la jeune fille, toujours aussi impassible et ressemblant trait pour trait à un bloc de marbre auquel on aurait donné une forme plus parfaite que celle de l'être humain.
 
 - Nous continuerons cette discussion un autre jour. Plus tard, dans quelques siècles. Je voudrais juste que tu continue à me considérer comme un homme.

   " Ça va pas être dure"

  - C'est étonnant. Tu penses dans un langage de mécréant, et parles dans une langue plus raffinée. Un contraste des plus étonnant qui n'enlève rien à ton charme, Merry.

    Et sans un mot de plus, il disparu dans la nuit, lui laissant une blessure sanguinolente, et un surnom qui la poursuivit jusqu'à aujourd'hui.

    La révolte ne manqua pas. Elle avait eut le temps de fuir, en s'appuyant sur son don pour la manipulation, qui lui permit sans trop de mal, sans mal en réalité, à se faire accepter en tant que femme de chambre dans une nouvelle famille bourgeoise, qui venait de faire fortune dans la parfumerie. Ils avaient hérité une boutique d'un oncle très éloigné qui n'avait personne à qui légué son entreprise. Le maîtresse de maison était une femme élégante, capable de trouver quel parfum marcherait sur le marché, à qui il reviendra, aux nobles ou bourgeois. Bien évidemment, maintenant, que les nobles se faisaient décimer à travers tout le pays, cette distinction n'était plus à faire. Le mari quand à lui, preuve que ces deux être s'étaient bien trouvés, avait été éduqué à Grasse dans l'art des parfumeurs. Monté sur Paris, il n'avait été qu'une sous-main qui apportait au maître les produit dont il avait besoin pour ses trésors. Vivant jusqu'à lors dans une certaine misère, aider par des religieux, des amis de la famille, ils montèrent en flèche dans la hiérarchie social. Et ne sachant comment géré leur nouvelle maison, ils avaient tendance à engager plus de monde que nécessaire. Mais cela, après l'arrivée de notre femme de chambre en herbe.

    S'occuper de la maîtresse de maison, Mme Lucret, n'était pas inconfortable. Par ses connaissance, son sens de l'art et de la cohérence, elles devinrent très vite amies, en quelque sorte, bien qu'entre elles, subsistent toujours un lien de servitude. Elles se rassemblaient assez souvent sur la terrasse, afin de discuter de choses et d'autre, allant de la philosophie à la récolte de fraise du jardin, en passant par la politique et la qualité de la lavande cette année. Amusée au début de pouvoir être un peu libre et de vivre dans un univers propre et soignée, très vite, cela fit place à de l'ennuie. Peut-être était-ce le fait d'être habituée à une atmosphère lugubre et d'être sans cesse en danger qui lui faisait ressentir au plus profond d'elle de la lassitude. OU alors, était-ce naturel, dans son caractère. Le danger lui apparu soudainement très excitant, et repensant à son aventure avec Ilian, elle s'aperçut qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse que lors de cette filature ratée et de sa rencontre approfondit avec le concerné.

    Bien sûr, ce fut le cas jusqu'à ce qu'un élément nouveau et très perturbateur entre en ligne de compte. Cet élément se nommait Sifris, un garçon de l'age de Merediana, et qui s'occupait de seconder Monsieur dans une bonne partie de ses activités. Au début, rien ne l'intrigua. C'était un garçon comme les autres, beau, sans aucun doute, avec une légère irritation dans la voix lorsqu'il s'adressait poliment aux maîtres. Mais rien de plus. Néanmoins, au fur et à mesure que les mois défilèrent, son attirance pour cet être s'accentua, jusqu'à devenir une espèce d'obsession. Jour et nuit, c'était maintenant lui qui la hantait. Ilian avait comme disparu. Et Sifris ne faisait rien pour arranger les choses. Plus elle y réfléchissait, plus il lui semblait qu'il faisait tout pour la croiser, la rencontrer, pour obtenir, tout au plus, un petit signe de sa part, un salut dénué d'amitié ou de chaleur.

    Près de 6 mois après son arrivé, elle commença à se trouver des airs de famille avec lui. Étrangement, ils avaient le même nez à peu de choses près, le bas du visage était très semblable. Les mêmes mains longues et fines, celle d'un instrumentiste, et les attaches tout aussi fines. Ils étaient constitués d'une façon très similaire. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas vu son frère, aussi ne savait-elle pas à quoi il ressemblait. Mais pour elle, il était impossible que ce soit cette personne. Non seulement il s'appelait Sifris, mais en plus, en supposant un cas extrême où son jumeau aurait du changer de nom, pourquoi ne serait-il pas venu la trouver, alors que lui connais son prénom ? Invraisemblable. Et pourtant, cette interrogation la perturbait toujours et augmentait en intensité.

    Ce fut le jour de ses dix-huit ans que tout s'éclaira dans son esprit. Il s'avéra que ses maîtres, ou du moins le maître, qu'elle considérait comme un homme honorable, et presque irréprochable, était en réalité à l'exacte opposé. Entrant dans la pièce de confection de parfum, constamment aérée, jour et nuit, été comme hiver, elle trouva sur la table un flacon de verre. Rien de bien extraordinaire. Elle le prit entre ses main, désirant l'ouvrir pour voir qu'elle merveille d'odeur ce petit espace renfermait. Mais en le touchant, elle s'aperçut que dessus, des reliefs de verre formaient des lettres qu'elle essaya de déchiffrer. Elle arriva à une conclusion qui la laissa perplexe. Le parfum se nommait "Amnésie". N'est-ce pas un nom étrange pour un parfum ? Qui, à part un psychopathe, aurait envie de posséder une telle chose ? C'était, à son avis, le contenant parfait pour un collectionneur de poison.

    Prenant son courage à deux main, et faisant ce qu'aucun scientifique ayant toute sa tête n'aurait fait(autrement, je l'aurais bien fait et Sisa aussi Mdlol) elle tira le bouchon en liège pour sentir ce parfum. L'odeur qui vint lui caresser le nez n'était pas aussi subtile que les autre. C'était un parfum bas de gamme, sans grande harmonie. Tout au plus celui qu'on vendrait à une prostituée, et encore. Mais, quelque chose d'autre attira son intention. Cette odeur peu recherché, elle la connaissait, et malgré tout ses effort pour se rappeler quoi, sa mémoire restait bloqué en mode "sommeil profond". Ce ne fut que lorsque la poignée de la porte commença à tourner qu'elle s'en souvint. Elle reposa maladroitement le flacon sur le bureau, se tourna vers la porte et regarda de Mr Lucret entrer. Il la toisa un instant, méfiant, et ses yeux avait tendance à dérivé sur le produit illicite.

  - Que faite-vous ici ?

  - Vous m'avez demandé de vous apporter l'essence de lys.

  - Et ?

  - Elle se trouve sur votre bureau, monsieur.

    Il passa une main dans ses cheveux, l'air fatigué.

  - Bien, tu peux disposer Merediana. Merci beaucoup.

     Elle se dirigea vers la porte, et avant de la refermer, lança d'une voix neutre :

  - Je suis là pour cela. Je m'étonne juste que le jeune Sifris n'ai pas été choisit pour cela.

  Le couloir était éclairé d'une vive lumière. La même lumière que celle qui se faisait dans son esprit. Amnésie. Elle avait pensé, en toute logique, que ce mot était la trouvaille d'un esprit farfelu pour un parfum sans intérêt. Mais maintenant qu'elle savait qu'elle l'avait déjà sentit sur Sifris, de nombreuses suppositions et hypothèses affluaient dans un chaos des plus total. Finalement, Sifris pourrais très bien être son frère. Néanmoins, il lui était impossible dans l'état actuel des choses d'en être persuader. Le seul moyen était d'analyser la composition de la substance "Amnésie" et pour cela, il faudrait en voler un peu et l'emmena chez son "ami" l'alchimiste, qui était en réalité, plus un scientifique fana de poison qu'autre chose. Elle s'exécuta le soir même. C'était sans doute un risque stupide, mais sa curiosité et son impatience avait reprit le dessus. Etre éclairée sur cette affaire était le plus important. A un tel point, qu'elle commença à négliger son travail de femme de chambre.

    Deux jour après le vol, Mme Lucret la fit appeler. Elle avait un air grave qui ne lui ressemblait pas, elle toujours souriante et enjouée, semblait accablée de soucis. Merediana prit sa place habituelle sans faire la moindre réflexion, sans avoir de regard déplacé. Elle avait la sensation d'être observé. Le silence fila entre elles un bon moment. Jusqu'à ce que la maîtresse prenne la parole

  - Merediana, j'ai l'impression que tu es moins apte a effectuer ton travail. Tu es moins enjouée. Y a-t-il une raison particulière à cet état troublant ?

  - Sans doute un peu de fatigue se cache-t-il dessous. Mais cela passera vite.
  
    La réponse ne semblait pas lui convenir. Il est vrai que même si on est fatigué, on n'oublie pas pour autant de nettoyer la chambre de fond en comble, en passant sous chaques meubles. C'était malheureusement une bêtise qu'elle avait fait. Une parmi tant d'autre sans doute.

  - Je puis vous assurer Madame, que je ne suis troublée en rien. Du moment que je puis rester dans cette maison, tout me convient sans que j'ai a m'en plaindre.

    Un sourire traversa le visage de la femme. Elle semblai rassurée, et prête à tout pardonner. Mais sa mine s'assombrit en passant son regard sur un tableau représentant une nature morte.

  - Il y a eut un vol. Ce n'est pas grand chose, ajouta-t-elle en voyant l'air apeurée et dégoûté mimé par ce visage tellement habituer à paraître à l'opposé de la pensé. Il s'agit d'un peu de parfum. Mais, tu es apparemment entrée dans la pièce réservé à mon époux, et tu as vu ce flacon.

  - Ne m'accuser d'un crime aussi odieux Madame. Jamais je ne pourrais vous voler. Ce n'est pas une chose que l'on m'a apprise, mais plutôt défendu. Je suis entrée dans cette pièce pour donner à Monsieur un flacon d'essence de lys. Comme il n'était pas là, et que je devais finir de plier vos vêtements au plus vite, je suis entrée et j'ai posé le flacon sur le bureau. Votre Mari est entré au moment où j'allais sortir. Il n'y a rien de plus. Aucun mystère ne se trame dans mon geste et je n'ai rien à caché ni à me reprocher. Je suis très certainement l'une des plus blanches colombes qui peuplent cette maison.

  - Oui, tu as sans doute raison. Excuse-moi. Je n'aurais pas du t'accuser à tord. Mais depuis ce vol, mon époux est à cran. Et je voulais mettre à terme à tout cela. Enfin, tu peux disposer.

  - Bien Madame.

    Merediana se leva et traversa la pièce, non sans de jeter un regard interrogateur au fameux tableau. Qui d'ailleurs, ne ressemblait pas à celui d'un artiste, mais plutôt à celui d'un apprenti.

    Le soir de cet entretient, l'alchimiste vint la retrouver dans un coin éloigné du jardin. Il lui apportait les résultat. Son regard était pétillant et à moitié fou. Elle redoutait l'annonce, et en même temps, espérait qu'elle ne se soit pas trompé.

  - Alors ?

 - Votre déduction était parfaitement juste. Ce parfum contient des essences de plantes hallucinogènes, le plus souvent réputé pour leurs propriétés hypnotiques.

  - Sifris a donc bien été hypnotisé en quelque sorte.

  - Je le craint en effet. Et le sortir de là ne sera pas une mince affaire. Je pense qu'il a du subir ce traitement un nombre de fois conséquent, et les effet sont certainement sur une très longue durée. Pour le ramené, s'il s'agit bien de votre frère, il vous faudra lui faire respiré ceci, expliqua-t-il en tendant une fiole très fine à Merediana. Mais aussi, lui faire voir des morceau de votre passé commun. Un simple objet et votre voix, le rappel de son identité, peut suffire.

  - Merci. Si cela marche, tu sera récompensé. Un peu de ce fameux poison que tu recherches avec tant d'ardeur depuis des années.

  - Oh merci, merci infiniment. Si vous avez d'autre chose à me demander, Demoiselle De Laroserais, j'en serai ravis.

    Cette dernière lui tourna le dos sans ajouter un mot. Elle ne devait pas resté ici trop longtemps. Mr Lucret semblait aux bord de la paranoïa, à moins qu'il n'ai déjà sauté. Elle rentra, rangea le remède contre son sein et finit ses activités du soir. Dès que tout fut accomplie, elle alla chercher dans sa chambre prendre un collier. Celui que sa mère portait le plus souvent. Constitué uniquement de perle, cinq grosses blanches, 10 plus petites noires, et 20 petite perle de cristal des plus pure. Le fermoir en argent, c'était légèrement oxydé avec le temps. Ce bijoux appartenait à la noble lignée De Laroserais depuis des siècles. Avec tout un assortiment, autre colliers, bracelets, bagues et boucles d'oreille.

    Elle alla retrouver Sifris dans sa chambre. La porte n'était jamais fermée, il n'y avait pas de raison qu'elle le soit. Voyant la lumière allumé, elle s'approcha doucement, et écouta, pour être sur qu'il était seul. Aucune voix ne s'élevaient. Elle avait entendu et vue un peu avant Mr et Mme Lucret aller de coucher. Prenant son courage à deux mains, elle poussa la porte, qui n'émit aucun son, et la referma tout aussi soigneusement.

    Il était là, accoudé à la fenêtre de sa chambre, bien moins luxueuse que la sienne au passage. Le vent s'engouffrait à travers et faisait s'envoler ses cheveux. S'il était bien son frère, elle n'aurait pu souhaiter en avoir un autre. En lui, tout suggérait du respect. En cela, elle ne pouvait qu'être fière.

  - Tu ne ressembles en rien à une aide secondaire.

    Il se retourna vivement, surprit d'entendre cette voix qui n'avait jamais daigné lui adresser la parole, le faire avec autant de naturel.

  - Que faites-vous ici ?

  - Le vouvoiement n'est pas uen convention ordinaire entre jumeau, surtout lorsque nous sommes seul à seul.
 
   L'étonnement n'était pas caché sur son visage. Mais contrairement à d'autre personne, il gardait une élégance dans son ahurissement.

    Merediana s'approcha de lui, et lui tendit le collier de leur mère.

  - Kaname, j'aimerais tant que tu te souvienne de notre passé, au château De Laroserais. Je sais que c'est toi. Nous sommes trop semblables en tant de points.

  - Je penses que vous devez confondre. Peut-être est-ce votre fatigue qui vous donne des hallucinations.

  - Ainsi c'est cela ta réponse. Bien. Alors, pour me prouver que tout cela est mensonge, respire ça.

    Elle sortit la fiole et la lui tendit. Apparemment sur de ce qu'il avançait et niant le fait qu'ils étaient parents, il l'ouvrit et en respira les effluves qui s'en dégageaient. Il releva la tête, souriant comme le vainqueur d'une joute du siècle dernier.

  - Il n'y a rien. Je vous l'avais bien dit.

    Sans se laissé démonter par cette apparente erreur, elle continua sur un ton assuré :

  - Ce colier se transmet de génération en génération dans la branche principal des De Laroserais. J'avoue ne pas me souvenir de beaucoup de choses. Notre famille à fait faillite lorsque nous avion treize ans. A partir de là, nous avons été séparé. Alors dis-moi, Kaname, de quoi te rappelles-tu avant tes treize ans.     
  
    Un air fugace de désorientation le traversa. Troublé par ses paroles qui relevait quelque chose de réel, il détourna le regard d'un air gêné.

  - Tu vois. Tu ne te souviens de rien. Alors comment peux-tu être sur que nous ne sommes pas jumeau. Tu ne connais pas ta datte de naissance je suppose. En revanche, il y a quelque chose qui est resté encré en toi, malgré cette triste perte de mémoire.
  
    Il la regarda bizarrement.

  - Tes manières. Il y a quelque chose de princiers dans tes gestes et paroles. Je perçois souvent un air hautain en toi, lorsque tu parles aux Lucret. Cela ne peut pas être maîtrisé comme je le fais, car après tout, je me souviens de tout et je me suis entraînée. Mais tu ne ressembles en rien à un serviteur. Alors, fait un effort.

    Ils passèrent près d'une heure à discuter, et au fur et à mesure que leur entretient avançait, des choses commencèrent à apparaître dans l'esprit de Sifris.

    Pensant que c'était suffisant pour le moment, Merediana retourna se coucher. Mais quelle ne fut pas sa surprise en retrouvant le lendemain, Sifris, assis sur le bord de son lit, et tenant dans sa main une tulipe rouge.

  - Si je me souvient, il s'agit de ta fleur préférée.

  - Kana, c'est vraiment toi ?

  - Tu préfère que je soit cet abrutie de Sifris ?

    Merediana sauta à son cou. Enfin, elle l'avait retrouvé. Son double, son autre elle, son frère, son jumeau. Il restait un problème quand même. Elle ne voyait aucune raison de rester ici. Et son frère devait sans doute penser la même chose. Ils leur suffisaient de voler de l'argent, et de descendre dans le sud. Elle se souvenait vaguement d'une maison secondaire, un autre château du genre de ceux qu'il y a tout au long de la Loire dans les Alpes. Bien entendu, étant donné que le terrain n'était pas aussi plat, il avait du être aménagé pour une telle construction, mais cela devait rendre le bâtisse encore plus impressionnante et créer un décalage dans la paysage.

    Après quelque minute de réflexion, ils trouvèrent le bon moyen de détruire cet endroit sans attirer de soupçon. Déjà, qui irait soupçonner des employés modèles comme eux ? Il y avait, dans quelques pièces de la maison, une quantité importante d'alcool, pour faire les parfums. Il suffisait d'y mettre le feu. Kaname devait tous les soirs y aller pour vérifier que tout allait bien. Il suffisait d'emmener le couple dans une de ces pièces en prétendant un problème qu'il n'arrivait pas à résoudre. Il mettrait le feu aux différente solution inflammable, tandis de Merediana s'occuperait de ne laisser aucun témoins, tuant ceux qui auraient croisé le chemin de son frère, et s'assurant que les autres dormaient bien dans leur lit.

    Il profitèrent du feu et du silence pour emporter le plus de matériel possibles, entreposèrent deux cadavre préalablement habillé de leur vêtement. Ainsi, ils étaient à peu près assuré qu'on les croiraient mort. Et là où ils allaient, ils n'avaient pas besoin qu'on les sache en vie et en bonne santé. Ainsi, leur petite entreprise fut un succès. Les bijoux et l'argent du coffre, ainsi que quelques uns des parfums les plus précieux, avaient été prélevé du coffre, qui avait brulé. En fait, toute la maison avait succombé aux flammes, et aucun des habitants se trouvant à l'intérieur n'y avait réchappé. Tous mort dans les flammes, personne n'avait sentit le feu.

    Le frère et la sœur arrivèrent sans encombre au château De Laroserais. Il semblait vide, inhabité. Et à en croire l'épaisse couche de poussière, cela faisait des année que personne n'y avait mis les pieds. Les pièces, toutes sans exception, sentaient le renfermé, et tout le mobilier, ainsi que les tableaux avaient été protégé par des voiles blancs. Quelques jours après leur arrivé, l'endroit devint habitable, et ils prirent un malin plaisir à explorer l'endroit, rattrapant leurs années d'enfance perdu.

    Les année passèrent. Et étrangement, leur corps ne changeait pas. Cela faisait maintenant 10 ans qu'ils s'étaient retrouvés, et ils ressemblaient toujours à des jeune gens de dix-huit ans. Intriguée par ce fit, Merediana convoqua l'alchimiste, et lui indiqua où ils se trouvaient. Il trouva facilement leur habitation, qui ne passait pas vraiment inaperçu. Il avait un peu vieillit, ce qui avait ajouté un peu plus de charme à ce visage banal, mais pas laid pour autant. De toute manière, Merediana ne s'entoure jamais d'être dont la beauté laisserait à désirée. Il ne fut pas surprit de voir qu'elle n'avait pas vieillit.

  - Quand j'ai analyser le contenue du parfum, j'ai trouvé facilement les élément hallucinogène. Mais il y avait une substance que je n'avais pas réussit à identifier à ce moment là. En fait, il semblerait que dans ce parfum, il y ai quelque chose qui s'en dégage et qui empêche les gens de mourir et de vieillir. Après quelques années, j'en ai prit. Et dès lors j'ai arrêté de vieillir.

  - C'est pour cela que tu semble n'avoir que vingt-cinq ans au lieu de trente.

  - Oui.

  - Te restes-t-il de ce produit ? s'enquit Kaname, qui partageait la même pensé que sa sœur.

  - Oui. Tout est dans ma sacoche. Tenez.

    Il leur tendit un sac de cuir. Kaname le prit, le lui arrachant à moitié des mains. Après un moment, il jeta un coup d'œil affirmatif à Merediana.

  - Bien, j'ose espéré que tu ne nous a pas mentit en affirmant qu'il y avait tout ici. Tu n'en a parlé à personne j'espère. Une telle information rendrait les gens fous, plus qu'ils ne le sont déjà.

  - Bien sur que non, je ne pourrais jamais vous mentir Demoiselle De Laroserais.

  - Dans ce cas nous n'avons plus besoin de tes services, trancha Kaname en tournant le dos à l'alchimiste.

  - Et ma sacoche ?

  - Tu n'en auras nullement besoin, là où tu vas Pierre, répondit d'une voix neutre la sœur.

  - Comment connaissez-vous mon nom ?

  - Je sais tout de toi. Jusqu'au jour de ta mort, et la manière dont tu vas périr.

    Elle sortit une arme à feu, un petit pistolet, du moins, le plus petit de cette époque, et tira à bout portant dans le cœur du malheureux qui ne pu m^me pas ébaucher un cri.

  - Qu'est-ce qu'on fait du cadavre, grand frère ? On l'offre au loups ?

  - S'ils ne s'intoxiquent pas avec, pourquoi pas. Avec de la chance, l'agent qu'il y a dans son corps, celui qui l'a rendu immortel passera peut-être dans leur corps, et nous n'auront plus à éduquer de nouvelles bêtes pour notre protection.


Article ajouté le 2008-06-12 , consulté 35 fois

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